vendredi 23 juillet 2010

Offre Sharia compatible : les indices Russell-Jadwa Shariah

Russell Investments et Jadwa Investment ont signé le 24 juin dernier à Londres, en présence du Président de Jadwa Investment, le Prince Faisal Bin Salman, et de Monsieur Andrew Doman, CEO de Russell, un accord pour lancer une nouvelle offre Sharia compatible : les indices Russell-Jadwa Shariah.


eux rappels importants 
Russell Investments est le leader mondial des fournisseurs d’indices. Les familles d’indices Russell 1000®, Russell 2000® et Russell 3000®, créées en 1982 sont aujourd’hui les indices de référence les plus utilisés dans l’univers des actions américaines avec près de 4400 milliards de dollars benchmarkés. Afin de fournir aux investisseurs une représentation plus fidèle des marchés actions à l’échelle mondiale, Russell a lancé, en 2007, une nouvelle gamme d’indices mondiaux (« Russell Global Index »), suivant plus de 10 000 actions dans le monde. Cette gamme, qui comprend notamment des indices de style et de capitalisation, est la plus complète du marché avec une couverture de 98% des marchés actions mondiaux. 

Pour mémoire, la finance islamique, basée sur les principes de la loi musulmane, exclut des secteurs ou des entreprises dont les activités sont considérées comme inacceptables ou non-compatibles avec la loi islamique, notamment celles en lien avec l’alcool, les armes, le tabac, la finance, les jeux de hasard, la pornographie, les cellules souches/le clonage d’embryons humains, la production et la distribution de certaines viandes… 

L’offre Russell-Jadwa Shariah Indexes 
Cette famille d’indices Sharia compatibles sera divisée en régions, pays, marchés émergents et développés, taille de capitalisation et secteurs, afin de fournir des benchmarks entièrement modulaires, représentant les larges opportunités dans chaque segment. L’indice Russell-Jadwa Shariah contiendra, parmi les 10.000 titres de l’univers global des indices Russell, environ 2.700 titres répartis dans plus de 60 pays. 

Andrew Doman précise que « l’équipe de Jadwa est réputée pour ses innovations majeures dans l’industrie financière Sharia compatible et nous sommes fiers de collaborer avec eux sur ce thème. » 
Il ajoute : « La dernière décennie fut celle de la croissance pour la finance islamique et les fonds Sharia compatibles. Les indices que nous avons construits avec Jadwa incluent des valeurs de 62 pays, offrant aux investisseurs la couverture pays la plus complète actuellement existante. Parallèlement, nous pensons que notre filtre offre une stricte compliance Sharia. Nos clients sont demandeurs de cette approche solide et nous nous attendons à ce qu’un milliard de dollars d’actifs suive notre nouvelle famille d’indices ». 

L’indice Russell-Jadwa Shariah sera surveillé et contrôlé par un comité Sharia indépendant composé d’éminents spécialistes. 

« Alors que Russell Investments est reconnu dans le monde comme l’un des principaux fournisseurs d’indices, c’est un aspect de l’offre de prestations du Groupe qui reste encore méconnu en France. Il m’est apparu indispensable de profiter de la sortie de cet indice Sharia compatible pour révéler ce qui est l’une de nos meilleures spécialités, qui s’avère fort complémentaire à la multigestion, et au moment où la finance islamique devient un enjeu stratégique pour la place financière de Paris » déclare Serge Héringer, Directeur Général de Russell Investments France. 

L’indice Russell-Jadwa Shariah sera disponible dès cet été pour les investisseurs qui recherchent une juste mesure de la performance de leur offre Sharia. 

À propos de Russell Investments 
Avec environ 150 milliards de dollars d’actifs sous gestion à fin 2009, Russell Investments, leader mondial de la multigestion, propose ses services et produits à une clientèle d’institutionnels et partenaires dans plus de 40 pays en leur donnant accès à certains des meilleurs gérants au monde. À la pointe du secteur financier, la gamme des indices de Russell servait de référence à un total de 4 400 milliards de dollars d’actifs au 31 décembre 2007. 
Créé en 1936, Russell est une filiale de Northwestern Mutual Life Insurance Company (rating AAA) et dispose d’implantations locales à Auckland, Hongkong, Johannesburg, Londres, Melbourne, New York, Paris, San Francisco, Singapour, Sydney, Tokyo et Toronto. 

À propos de Jadwa Investment 
Jadwa Investment est une entreprise saoudienne régulée par le « Saudi Arabian Capital Markets Authority » qui offre une gamme complète de services d’investissements Sharia compliant. La vision de Jadwa est d’être une banque d’investissement de niveau mondiale spécialisée dans les valeurs islamiques et fournissant des solutions financières « Sharia » pesonnalisées pour les investisseurs individuels et institutionnels. L’entreprise s’est imposée comme un spécialiste dans le marché saoudien et des pays du Golfe, gagnant de multiples récompenses dont celles de « Best Private Equity House »(PEW MENA) et « Innovative financial deal of 2008 » (EuroMoney 2008). 
Jadwa investments a forgé des alliances stratégiques avec les leaders mondiaux de l’investissement, les plus importantes incluant la joint-venture avec Russell Investments pour offrir une offre de fonds et de services Sharia compatibles.

mercredi 21 juillet 2010

Un livre blanc pour booster la finance islamique en France

Un Livre Blanc pour « comprendre » la « finance islamique et immobilier en France » et « agir » vient d'être édité par DTZ Asset Management et le cabinet d'avocats d'affaires international Norton Rose.

Destiné aux « investisseurs et établissements financiers, pouvoirs publics, professionnels et clients », le Livre Blanc se propose de répondre aux interrogations liées à la finance islamique et d'en faire le constat en France. Objectif ? Booster son implantation dans l'Hexagone, car si les bienfaits de cette finance éthique sont bel et bien établis, les parties prenantes ont bien du mal à se lancer les premières. Dix propositions leurs sont faites dans cet ouvrage, qui visent à « rompre le cercle du reproche ».

Un ouvrage de 136 pages, assez pédagogique, qui délivre en un texte clair toutes les notions liées à la finance islamique, schémas et glossaire à l'appui, que le grand public et les étudiants peuvent tout aussi bien consulter. Préfacé par Thierry Dissaux, conseiller spécial en finance islamique, auprès de la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde.

cf : www.saphirnews.com

mercredi 16 juin 2010

East & West real estate Group

EAST & WEST Real Estate Group
2010-06-14

Ca y est, c'est fait. Nous vous annonçons officiellement la naissance d'EAST & WEST Real Estate Group. Cette nouvelle entité juridique est née du regroupement d'EMPORIO ESTATE GROUP avec ROYAL ISTISMAR accompagné d'une entrée au capital d'un Prince Saoudien représenté en France par le Groupe Al-AJMI.

Cette nouvelle compagnie, pour le moment installée à RIYADH et PARIS, ouvrira prochainement des bureaux à LONDRES et NEW-YORK.

L'ambition clairement affirmée d'EAST & WEST Real Estate Group est de se positionner comme interlocuteur prioritaire pour tout client et/ou fond Moyen Oriental souhaitant procéder à des investissements immobiliers en Europe d'abord, puis aux États-Unis.

L'atout majeur d'EAST & WEST Real Estate Group réside en son savoir-faire tout à fait particulier ainsi qu'en ses connexions directes très privilégiées au sein des plus importantes familles du Moyen Orient.

EAST & WEST Real Estate Group développera aussi prochainement en Europe une branche spécialisée dédiée au conseil en finance islamique et à l'immobilier Sharia Compatible (sharia-compliant).

mercredi 26 mai 2010

Les spécificités des produits «charia compatibles»

Le fonctionnement de la finance islamique est très encadré.

Aussi vieille que l’islam, la finance islamique prohibe le versement d’intérêts, la spéculation et les placements dans les secteurs «illicites», c’est-à-dire le jeu, l’alcool et la prostitution. Les capitaux brassés selon les principes islamiques s’élèvent aujourd’hui à 700 milliards de dollars à travers le monde. La finance islamique est sortie renforcée de la crise du subprime, car elle est restée à l’écart des produits les plus sophistiqués du marché américain. Mais au quotidien, son fonctionnement est très encadré, et le nombre de produits proposés est limité.

• Exemple de prêt immobilier «charia compatible» Pour acheter un logement sans passer par un crédit hypothécaire classique, qui oblige à verser des intérêts, l’emprunteur passe par une banque islamique qui achète le bien immobilier à sa place.Ensuite, la banque signe un contrat avec l’emprunteur, qui précise les conditions d’utilisation du bien : location sur plusieurs années, assortie d’une promesse d’achat, ou achat avec versements échelonnés. Prohibés, les intérêts fixes ou variables sont remplacés par un prix final majoré de la marge bénéficiaire de la banque.

• Crédit à une entreprise Les entreprises qui souhaitent emprunter de l’argent à la banque doivent signer un contrat très précis. Si les sommes avancées servent à acheter des machines ou des équipements, la banque achète les biens visés, puis les revend à l’emprunteur à un prix majoré, dont les versements sont échelonnés dans le temps. La banque peut aussi considérer l’emprunteur comme un simple usufruitier du bien. Si l’entreprise veut des liquidités pour mener à bien un projet à court ou moyen terme, la banque lui avance les fonds, et récupère, par contrat, une partie des profits réalisés par l’entreprise grâce à ce projet.

L’obligation islamique ou «sukuk» Très en vogue, l’obligation islamique ou «sukuk» peut être émise par un État ou une entreprise. Elle doit être gagée sur un actif, un bien immobilier ou une part dans une entreprise jugée «licite». Le «sukuk» est l’équivalent islamique des ABS, les «Asset-Backed Securities». Contrairement à une obligation classique, le souscripteur ne touche pas un intérêt fixe, connu à l’avance, mais une part du profit réalisé grâce à l’apport de capitaux, dont le détail est fixé par contrat. Si l’opération tourne mal, le prêteur ne touche aucune rémunération. Il prend ainsi part au risque couru.

mardi 25 mai 2010

Les attentes des Musulmans de France pour acheter un logement – Sondage


RIBH publie les résultats du sondage mis en ligne du 24 mars au 26 avril 2010.
Ce sondage s’inscrivait dans le cadre des efforts visant à proposer en France un financement immobilier conforme à la Charia. Le but du sondage était de mieux connaître les attentes et les objectifs des Musulmans de France, si la possibilité leur est donnée de financer l’achat de leur logement à travers un financement halal. Ce sondage s’adressait aux Musulmans résidents en France (qu’ils aient ou non la nationalité française).194 personnes ont participé au sondage, certains participants ayant choisi de ne pas répondre à toutes les questions. Nous publions les résultats tels qu’ils ont été enregistrés.

L’achat d’un logement est-il aujourd’hui pour vous prioritaire ?












Si on vous propose un financement immobilier islamique, opteriez vous pour l’achat d’un logement neuf ou ancien ?



Souhaitez vous acheter un appartement ou une maison individuelle ?










Souhaitez vous acheter en région parisienne ou en province ?



Budget – Tranche de prix

















Montant de votre apport initial

Montant maximum mensualité


Merci aux personnes qui ont bien voulu répondre au questionnaire.

Source :
http://ribh.wordpress.com/2010/03/24/sondage-achat-logement-france/
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L'immobilier " charia compatible " est enfin déverrouillé

Prisé de longue date par des investisseurs islamiques désireux de diversifier leurs portefeuilles, cet actif profite de récentes instructions fiscales.

En pleine débâcle des marchés, les regards se tournent vers la finance islamique. Des actifs estimés à 500 milliards de dollars, qui pourraient doubler d’ici à deux ans…, cette perspective n’a pas laissé de marbre l’industrie financière qui tente d’attirer à elle ces investisseurs soucieux de placer leurs liquidités dans le strict respect des principes édictés par le Coran.



Si, en France, l’hôtellerie de prestige reste particulièrement recherchée par les émirats et les royaumes du Moyen-Orient, « de riches particuliers qui investissent aussi largement en fonds propres, les grands institutionnels de la région, et les banques islamiques contractent de la dette pour investir essentiellement dans l’immobilier de bureau et de commerce, développe Medhi Haroun, avocat associé chez Herbert Smith. Les opportunités de rendement offertes y sont plus séduisantes au regard d’un marché britannique devenu trop mature ».


Il y a deux ans, DTZ AM mettait ainsi en place un fonds paneuropéen pour la Dubaï Islamic Bank. Avec 150 millions d’euros de capacité d’investissement, ce fonds a déjà investi, selon les principes édictés par la charia (loi coranique), dans des immeubles de bureaux et des locaux d’activité en France et en Allemagne.
Dans la pratique, le Coran ne permet que le financement d’actifs exclusivement tangibles, ce à quoi répond l’immobilier, et proscrit tout investissement dans des sociétés liées au commerce du porc, de l’alcool, du jeu…


Lorsqu’un hôtel commercialise de l’alcool ou qu’une société de grande distribution vend de la viande porcine, « la jurisprudence islamique autorise qu’un pourcentage minime des flux (généralement inférieur à 5 %) provienne d’activités considérées comme illicites, explique Anass Patel, directeur stratégie et investissement chez DTZ AM. Ces flux sont alors isolés pour être extraits et redistribués à des associations caritatives et de bienfaisance ».



Des intérêts interdits

La loi coranique prohibe également l’usure. « L’interdiction de rémunérer le prêt d’argent, donc de percevoir ou de verser des intérêts, oblige à déplacer la relation acquéreur/créancier vers une relation investisseur/financier », explique Anass Patel. Le financement « shariah compliant » de l’immeuble impose ainsi qu’un acteur se glisse dans la relation vendeur/acquéreur.


Une société, généralement un « special purpose vehicle » (SPV), est créée afin d’acheter l’immeuble - moyennant la contraction d’un emprunt - et le revendre à l’investisseur musulman avec paiement différé du prix. C’est le principe d’achat/revente autrement appelé la « murabaha ». « Le prix de revente par le SPV correspond donc au prix de l’immeuble tel qu’il a été payé au vendeur, augmenté d’une marge », souligne Laurence Toxé, avocate associée spécialiste en fiscalité chez Norton Rose.


A l’image d’une vente à tempérament, c’est-à-dire d’une vente à crédit, l’acheteur rembourse par versements échelonnés cette société ad hoc, en pratique durant cinq à sept ans.


Si, sur un plan religieux, le mécanisme de la murabaha répond au plus juste aux impératifs de la loi islamique, sur un plan fiscal en revanche, sa pertinence est toute relative. Ici s’applique un double droit d’enregistrement sur les transactions : à la fois quand l’immeuble passe des mains du vendeur à celles de la société et quand cette dernière vend à son tour l’actif immobilier à l’investisseur final. « Pour éviter ce frottement fiscal, inhérent aux deux transferts successifs de propriété de l’immeuble, la SPV opte généralement pour le statut fiscal de marchand de biens, poursuit Laurence Toxé. La première transaction est alors exonérée de droits d’enregistrement. »


De nouveaux aménagements



Or, cette solution a également ses limites puisque pour bénéficier de ce statut, il faut répondre au moins à deux contraintes : réaliser au minimum deux opérations (conditions d’habitude) et acheter et vendre des actifs immobiliers dans le but de réaliser un profit, donc de spéculer. « Concernant le premier impératif, il est vrai que l’établissement créancier n’est pas toujours disposé à ce que le SPV abrite des opérations financées par d’autres banques, d’où la difficulté de réaliser plusieurs opérations successives », concède l’avocate de Norton Rose.


Par ailleurs, si facialement le profit existe bel et bien au niveau du SPV, il ne correspond pas économiquement pour sa plus grosse partie à la marge d’un marchand de biens, mais au prix du temps. Du coup, ce montage, bien que mis en place une dizaine de fois en France, n’était pas à l’abri de quelque requalification.


Mais dans le cadre du Haut Comité de place qui s’est tenu le 18 décembre dernier, la France, par la voix de la ministre de l’Economie Christine Lagarde, a apporté quelques aménagements et par là même positionné la place de Paris comme un partenaire de poids pour la finance islamique. « Les nouvelles instructions administratives permettent, dans le cadre d’une opération de murabaha, de présumer que les deux conditions d’habitude et de spéculation inhérentes au régime de marchand de biens sont remplies », souligne Laurence Toxé. « Et surtout, la première opération de vente d’une murabaha est exonérée des droits de mutation à titre onéreux de droit commun, pour autant que la revente soit réalisée dans les six mois », ajoute Medhi Haroun. L’investisseur islamique se trouve désormais fiscalement traité comme n’importe quel investisseur traditionnel.


C’est certain, les derniers verrous de l’immobilier « shariah compatible » ont bien sauté.

Par Valérie Riochet le 08/01/2009
www.agefi.fr